Open Access
Numéro
CMLF 2008
2008
Numéro d'article 142
Nombre de pages 14
Section Morphologie
DOI https://doi.org/10.1051/cmlf08184
Publié en ligne 9 juillet 2008
Congrès Mondial de Linguistique Française, Paris, France, 2008
DOI: 10.1051/cmlf08184

Quelques préalables au calcul de la productivité des règles constructionnelles et premiers résultats.

G. Dal, B. Fradin, N. Grabar, F. Namer, S. Lignon, C. Plancq, P. Zweigenbaum and F. Yvon

georgette.dal@univ-lille3.fr
bernard.fradin@linguist.jussieu.fr
natalia.grabar@club-internet.fr
fiammetta.namer@univ-nancy2.fr
stephanie.lignon@univ-nancy2.fr
clement.plancq@linguist.jussieu.fr
pz@limsi.fr
francois.yvon@limsi.fr

Publié en ligne le 9 juillet 2008

Résumé
Alors qu’elle constitue un thème récurrent dans les travaux menés hors de France, sous l’impulsion de H. Baayen qui l’a remise à l’agenda des morphologues, la productivité morphologique est un objet qui reste peu exploré en France. La présente soumission, qui résulte d’un travail collectif, vise justement à pallier cette lacune. Après avoir défini la notion de productivité morphologique, nous aborderons deux questions fondamentales dès qu’il s’agit d’estimer la productivité d’une règle de construction de lexèmes donnée : quel corpus utiliser pour que les calculs effectués aient une quelconque représentativité de la langue sur laquelle on travaille ? Sur quels critères se baser pour décider si telle ou telle séquence illustre bien la règle dont on veut calculer la productivité ? Nous proposons une réflexion poussée sur la notion d'analysabilité constructionnelle des lexèmes ainsi qu'une grille d'analyse dédiée à cette tâche. Nous avons ainsi analysé la productivité de trois procédés qui montrent des comportements différents et semblent être représentatifs de trois classes : -able, -ion et -oir(e). L'originalité de ce travail consiste certainement à étudier l'impact de la prise en compte de différents degrés d'analysabilité sur le calcul de la productivité. Nous terminerons l’exposé en donnant un aperçu des résultats auxquels nous sommes parvenus.



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