Open Access
Numéro
CMLF 2008
2008
Numéro d'article 137
Nombre de pages 3
Section Linguistique du texte et de l’écrit, stylistique
DOI https://doi.org/10.1051/cmlf08326
Publié en ligne 9 juillet 2008
Congrès Mondial de Linguistique Française, Paris, France, 2008
DOI: 10.1051/cmlf08326

Linguistique du texte et de l'écrit - Stylistique

G. Molinié

Georges.Molinie@paris-sorbonne.fr

Publié en ligne le 9 juillet 2008

Résumé
La désignation de la thématique « linguistique du texte et de l’écrit, stylistique » ouvre sur un vaste panorama de questionnements divers, polarisés par des dominantes méthodologico-idéologiques, qui n’effacent cependant pas le sentiment d’intérêts liés. On se propose donc de réfléchir sur les conditions et sur la portée heuristiques du rassemblement de ce titre. La stylistique s’intéresse aux manifestations d’un langage, et donc à ses effets de valeurs, mais, avec la linguistique du texte et de l’écrit comme base, on a une forte spécification qui pose une affinité structurale entre textualité et scripturarité, induisant en outre l’affinité avec un troisième terme, la littérarité. Car même si l’on reconnaît la vitalité sémiotique du concept de littérature orale, il est clair que le littérarisable a vocation au scripturaire. Dès lors on pourra se demander si la double détermination ne constitue pas en soi un horizon stylistique et si la « linguistique du texte et de l’écrit » n’est pas déjà une stylistique. Encore faudra-t-il revenir sur la notion même de textualité : on ne parle pas exactement de la même chose quand on parle d’un texte de Boileau, d’un texte de Claude Simon, ou d’un texte sur un mur… On peut passer le long d’interminables suites discursives sans jamais s’y fixer : la fixation dépend de l’attention sensori-perceptive d’une situation singulière de réception. Quel est alors le poids des codes ? D’une certaine façon la textualité est à la fois constituante du stylistique et constituée par l’approche stylistique. De telles considérations engagent à prendre un peu de hauteur, et à imaginer l’ouverture d’une nouvelle dialectique fondamentale posant le stylistique comme herméneutique du langagier, dans la perspective de l’appréhension des systèmes de valeurs.



© Institut de Linguistique Française 2008