CMLF 2022 : Comité d’organisation et Comités thématiques

Comité d’organisation

  • Franck Neveu, Sorbonne Université (STIH)
  • Sophie Prévost, CNRS (LATTICE)
  • Agnès Steuckardt, Université de Montpellier 3 (PRAXILING)
  • Gabriel Bergounioux, Université d’Orléans (LLL)
     avec Badreddine Hamma, Université d’Orléans (LLL)

Secrétariat, gestion, logistique

  • Barbara Fallon, secrétaire scientifique
  • Catherine Aléonard, gestionnaire du LLL

Comités thématiques

1. Discours, Pragmatique et Interaction

Présidente : Johannes Angermuller (Open University, Royaume-Uni)
Vice-présidente : Agnès Steuckardt (Praxiling, Université Paul Valéry-Montpellier 3)

Comité
Georgeta Cislaru (Université Paris Nanterre), Alfonso Del Percio (University College de Londres, Royaume-Uni), Kjersti Fløttum (Université de Bergen, Norvège), Mariem Gellouz (Université de Paris), Alice Krieg-Planque (Université Paris-Est Créteil Val de Marne), Dominique Maingueneau (Sorbonne Université), Aleksandra Nowakowska (Université Paul Valéry-Montpellier 3), Paola Paissa (Université de Turin, Italie), Alexandra A. Guedes Pinto (Université de Porto, Portugal), Frédérique Sitri (Université Paris-Est Créteil), Ronny Scholtz (Université britannique en Égypte)

Présentation

Le terme de discours, quelles que soient les différences de sens que lui donnent les diverses approches théoriques, prend en charge les manifestations concrètes du langage dans les pratiques sociales. L’analyse du discours a développé une approche centrée sur l’analyse conjointe du discours et de ses conditions de production, qu’on les nomme contexte ou situation. Elle a ouvert des perspectives à la fois théoriques et pratiques : grâce à l’usage de corpus au départ écrits et institutionnels, homogènes puis progressivement de corpus oraux, plus spontanés, hétérogènes et de corpus numériques, dont la complexité sémiotique et technique a modifié les approches linguistiques.

La pragmatique possède un champ d’application très large, couvrant tous les aspects pertinents pour l’interprétation des énoncés, liés non seulement au système linguistique mais aussi au contexte de production et aux savoirs extralinguistiques. Son domaine s’est encore enrichi avec le développement de nouvelles pratiques de constitution de corpus de données orales et vidéo, qui permettent d’intégrer dans les analyses une grande diversité de phénomènes (prosodie, multimodalité, interaction entre données visuelles et textuelles).

L’analyse des discours en interaction et l’analyse conversationnelle mettent au centre de leurs recherches la catégorie du dialogue en appui sur une conception du discours comme échange, ce qui a notamment conduit à prendre en compte la multimodalité de l’interaction.

Cette session, ouverte à toute forme d’analyse du discours et des interactions, privilégiera les approches clairement ancrées sur des données empiriques, et qui soit interrogent les imbrications théoriques des champs de l’analyse du discours, de la pragmatique et de l’interaction, soit ouvrent la voie à de nouvelles applications de ces disciplines. Les méthodologies pourront être qualitatives, quantitatives ou mixtes. Des analyses associant analyse de discours et traitement automatique des langues trouveront également leur place dans cette session.

2. Francophonie

Président : Guri Bordal-Stein (Inland Norway University of Applied Sciences)
Vice-président : Mathieu Avanzi (Sorbonne Université)

Comité :
Philippe Boula de Mareuil (Université d'Orsay), Médéric Gasquet-Cyrus (Université Aix-Marseille), Julie Glikman, (Université de Strasbourg), Elissa Pustka (Université de Vienne, Autriche), Wim Remysen (Université de Sherbrooke, Canada), Sandra Schwab (Université de Fribourg, Suisse), Anne-Catherine Simon (Université de Louvain, Belgique), Benjamin Storme (Université de Lausanne, Suisse)

Présentation

L’étude du français en francophonie occupe de plus en plus de place dans la discussion scientifique, de pair avec l’extension de sa diffusion dans le monde. Cet objet polymorphe peut être appréhendé de plusieurs façons : les points de vue internes, qu’il s’agisse des aspects phonétiques/phonologiques, morpho-syntaxiques et lexico-sémantiques, gagnent à être croisés avec les points de vue externes :

  • facteurs de variation diachronique, diastratique, pragmatique et stylistique ;
  • contacts de langue, alternance et mélange codiques ;
  • étiolement, accommodation et loyauté linguistiques ;
  • étymologie, histoire des mots et lexicographie historico-différentielle ;
  • élaboration de normes nationales.

La session invite à soumettre des articles se rattachant à toutes ces approches, dans le respect de tous les cadres théoriques. Une invitation spéciale est lancée aux chercheurs qui travaillent sur les français d’Amérique.

3. Histoire du français : perspectives diachronique et synchronique

Présidente : Céline Guillot (ENS Lyon, IHRIM)
Vice-présidente : Sophie Prévost (Lattice, CNRS – ENS-PSL, Université Sorbonne Nouvelle)

Comité :
Anne Carlier (Université Paris Sorbonne, STIH), Bernard Combettes (Université de Lorraine, ATILF), Walter De Mulder (Universiteit Antwerpen, Belgique), Andreas Dufter (Institut für Romanische Philologie der Universität München), Alexei Lavrentiev (ENS Lyon, IHRIM), Nicolas Mazziotta (Université de Liège, Belgique), Tom Rainsford (Universität Stuttgart, Allemagne), Amalia Rodriguez Somolinos (Universidad Complutense de Madrid), Esme Winter-Froemel (Universität Trier, Allemagne)

Présentation

Les études proprement diachroniques, portant sur l'évolution de phénomènes à travers les siècles ou sur des diachronies courtes (y compris de la langue des 20-21es siècles) sont encouragées, quel que soit le domaine dont elle relèvent (phonétique, morphologie, syntaxe, sémantique ou pragmatique), qu’il s’agisse d’écrit ou d’oral, et que les analyses soient descriptives ou plus spécifiquement théoriques.

Seront également accueillis des travaux visant à approfondir ou discuter des théories sur le changement. Enfin, des études synchroniques consacrées à une période ancienne précise, antérieure au 20e siècle, trouveront également leur place dans cette section.

4. Histoire, Épistémologie, Réflexivité

Présidente : Marie-José Béguelin (Université de Neuchâtel)
Vice-président : Franck Neveu (Sorbonne Université)

Comité :
Wendy Ayres-Benett (Université de Cambridge, Royaume-Uni), Valentina Bisconti (Université de Picardie), Peter Lauwers (Université de Gand, Belgique), Audrey Roig (Université de Paris)

Présentation

Il est crucial, pour les linguistes, de s’interroger sur l’historicité de leur domaine d’études, ses frontières et ses objets, ainsi que sur les notions et métalangues exploitées par les différents courants de recherche. La session « Histoire, Épistémologie, Réflexivité » du Congrès a pour objectif d’établir un état des lieux de cet ensemble de problématiques. Elle souhaite susciter des propositions de communication autour des thèmes suivants :

  • la grammatisation et l’histoire du français ;
  • l’historicité de la linguistique française, entendue soit comme linguistique du français, soit comme théorisation des langues produite en France ; les fondements et les objectifs de l’historiographie en linguistique française ;
  • les notions de « tradition grammaticale française », de « linguistique nationale», d’« école linguistique » ;
  • la constitution et l’emploi des bases de données textuelles en histoire de la linguistique ; l’édition de textes grammaticaux anciens ; l’exploitation scientifique des premiers outils linguistiques français ;
  • les questions de terminologie, de terminographie, d’histoire du métalangage en linguistique française ; l’exploitation des corpus en terminographie ;
  • les paradigmes théoriques et méthodologiques, qu’ils soient nouveaux (linguistique outillée, « linguistique expérimentale »...) ou anciens ; leurs impacts épistémologiques sur ce qu’est décrire / analyser / modéliser une langue (choix de l’objet, statut des observations, conceptions sous-jacentes de la langue) ;
  • l’interface entre la linguistique française et les autres disciplines (philosophie, sociologie, psychologie, neurosciences...) ; les problèmes d’interdisciplinarité ;
  • la réflexion épistémologique et sociologique sur l’évolution, actuelle ou passée, du domaine ; conditions de développement des recherches, entre fractionnement et synthèse ; poids des contingences contextuelles, des facteurs technologiques et institutionnels.

5. Lexique(s)

Présidente : Anna Krzyzanowska (Université Marie Curie Skłodowska, Lublin)
Vice-président : Francis Grossmann (Université Grenoble-Alpes)

Comité :
Xavier Blanco Escoda (Université autonome de Barcelone, Espagne), Cristelle Cavalla (Université Sorbonne Nouvelle), Sascha Diwersy (Université Paul Valéry-Montpellier 3), Małgorzata Izert (Uniwersytet Warszawski, Pologne), Olivier Kraif (Université de Grenoble-Alpes), Milla Luodonpää-Manni (Helsingfors Universitet, Finlande), Mojca Pecman (Université de Paris), Ewa Pilecka (Uniwersytet Warszawski, Pologne), Witold Ucherek (Uniwersytet Wrocławski, Pologne), Camille Vorger (Université de Lausanne, EFLE, Suisse)

Présentation

Le lexique est au cœur de la réflexion sur la langue, ce qui peut s’expliquer par le fait qu’il organise l’essentiel des contenus exprimables linguistiquement et est, par là même, le point d’articulation entre pensée et langage. Il existe, en conséquence, de multiples façons d’aborder l’étude du lexique. Cette session thématique souhaite mettre l’accent sur trois problématiques, la troisième étant nouvelle par rapport aux CMLF précédents :

  1. L’analyse théorisée de données « authentiques » issues entre autres de l’exploitation de corpus et de l’observation directe des échanges langagiers ;
  2. L’épistémologie des modèles et des théories lexicologiques qui ont façonné la recherche contemporaine sur le lexique.
  3. L’analyse plus spécifique d’unités lexicales relevant du courant de la phraséologie étendue (pragmatèmes, formules, motifs, routines ...) ; comme le rappelle Alain Polguère (2016), « certaines lexies ou expressions phraséologiques possèdent des propriétés bien particulières qui font qu’elles ne peuvent être entièrement caractérisées sans référence à un ensemble de situations de parole dans lesquelles elles doivent être utilisées ».

Cette session accueillera des propositions axées en particulier, mais non exclusivement, sur les thèmes suivants :

  • Méthodes de la lexicologie et de la lexicographie, théoriques et pratiques ;
  • Épistémologie de la lexicologie, en particulier sous l’angle de son interaction avec la lexicographie ;
  • Modélisation de la variation lexicale ;
  • Phraséologie en contexte d'usage familier ou spécifique, phraséologie étendue ;
  • Acquisition des connaissances lexicales et enseignement du lexique ;
  • Ressources lexicales pour le traitement automatique des langues (TAL) ;
  • Lexique de la langue générale et lexique des langues de spécialité.

6. Linguistique de l’écrit, Linguistique du texte, Sémiotique, Stylistique

Présidente : Anne Régent-Susini (Université Sorbonne Nouvelle)
Vice-présidente : Claire Doquet (Université de Bordeaux)

Comité :
Pierluigi Basso (Université Lumière Lyon 2), Stéphane Bikialo (Université de Poitiers), Michel Favriaud (Université Jean Jaurès, Toulouse), Samia Kassab (Université de Tunis, Tunisie), Jean-Marie Klinkenberg (Université de Liège, Belgique), Julie Lefebvre (Université Paris Nanterre), Suzana Leite Cortez (Universidade Federal de Pernambuco, Brésil), Jan Lindchouw (Københavns Universitet, Danemark), Gilles Philippe (Université de Lausanne, Suisse), Luisa Revelli (Università della Valle d’Aosta, Italie), Pierre-Yves Testenoire (Sorbonne Université)

Présentation

La section « Linguistique de l’écrit, linguistique du texte, sémiotique, stylistique » accueille les travaux organiquement inscrits dans l’analyse linguistique de l’écrit, c’est-à-dire étudiant les spécificités induites par l’écrit dans la mise en fonctionnement de la langue. Les contributions examinent des textes écrits ou leur écriture, appréhendée par ses traces, et peuvent associer diverses perspectives : sémiotique, stylistique, génétique et linguistique textuelles, linguistique de l’énonciation, analyse du discours. L’intérêt peut se porter sur les unités de segmentation du texte écrit et leur constitution syntaxique et textuelle – régularités des genres du discours ou choix d’écriture plus singuliers – ainsi qu’à la manière dont la mise en espace du verbal participe à sa signification.

La continuité discursive écrite sera abordée selon la progression du discours : variation vs répétition, complexité syntaxique et textuelle des unités, cohésion/cohérence, enjeux communicatifs et/ou stylistiques... Il s’agit de proposer des descriptions favorisant la caractérisation dynamique de la textualité écrite. Du point de vue des genres, on s’intéressera particulièrement aux corrélations entre déterminations externes (situation matérielle et contextes sociaux) et propriétés textuelles, pour décrire soit les traditions discursives écrites, soit les ressources linguistiques elles-mêmes. L’accent sera mis sur les genres littéraires et les genres de la communication numérique.

Enfin, les spécificités de l’énonciation à l’écrit pourront être abordées en considérant l’image que l’énonciation écrite donne d’elle-même en se prenant ponctuellement pour objet ou l’image des autres discours par lesquels l’énonciation écrite, en convoquant ses extérieurs à l’interne, se délimite et se définit. La sélection privilégiera les propositions qui ne se limitent pas à la seule analyse du corpus examiné mais manifestent une préoccupation épistémologique et méthodologique claire et innovante.

7. Linguistique et Didactique

Présidente : Marie-Claude Boivin (Université de Montréal, Canada)
Vice-présidente : Claudine Garcia-Debanc (Université Toulouse Jean-Jaurès)

Comité :
Dominic Anctil (Université de Montréal, Canada), Nathalie Auger (Université Paul Valéry-Montpellier 3), Cécile Avezard (Université d’Artois), Véronique Boiron (Université de Bordeaux), Catherine Brissaud (Université Grenoble Alpes), Ecaterina Bulea Bronckart (Université de Genève, Suisse), Marie-Ève Damar (Université Libre de Bruxelles, Belgique), Marie-Laure Elalouf (Université de Cergy Pontoise), Isabelle Gauvin (UQAM, Canada), Jonas Granfeldt (Université de Lund, Suède), Pascale Hadermann (Université de Gand, Belgique), Véronique Paolacci (Université Toulouse Jean-Jaurès), Sylvie Plane (Sorbonne Université), Marie-Noëlle Roubaud (Aix-Marseille Université), Joël Thibault (Université d’Ottawa, Canada)

Présentation

Constituée en discipline scientifique dans les années 1980, la didactique entretient des liens étroits et fructueux avec la linguistique. Pour concevoir des activités d’enseignement, analyser les modalités et les effets d’interventions d’enseignement sur les apprentissages ou encore analyser des productions d’élèves ou d’apprenant.e.s, elle s’appuie sur de nombreux contenus issus des travaux de la linguistique : bases théoriques de la description linguistique, unités d’analyse, variation sociolinguistique, méthodes d’analyse, etc. Le concept de transposition didactique permet d’interroger les convergences et les écarts entre objets d’enseignement et théories linguistiques de référence dans les divers domaines de l’enseignement du français : lecture, écriture, oral, étude de la langue. La didactique du français peut également alimenter en retour les modèles linguistiques, qui jouent un rôle décisif dans la constitution et l’analyse de corpus d’apprenant.e.s, oraux ou écrits. Les contributions de cette section, en didactique du français langue première ou étrangère, du préscolaire à l’université, mettront en évidence l’articulation entre linguistique et didactique.

8. Morphologie

Président : Martin Hummel (Karl-Franzens-Universität, Autriche)
Vice-présidente : Georgette Dal (Université de Lille)

Comité :
Judit Freixa Aymerich (Universitat Pompeu Fabra, Barcelone, Espagne), Nicola Lampitelli (Université de Tours), Stéphanie Lignon (Université de Lorraine), Franz Rainer (Institut für romanische Sprachen Wirtschaftsuniversität, Vienne, Autriche), Angela Ralli (Université de Patras, Grèce), Delphine Tribout (Université de Lille)

Présentation

La thématique « Morphologie » accueille toute proposition originale portant sur la morphologie constructionnelle ou la morphologie flexionnelle du français, le cas échéant dans une perspective contrastive. La thématique est ouverte aux propositions théoriques ou applicatives, quel que soit le cadre théorique retenu. Les soumissions peuvent également porter sur les interfaces, intra- ou extrasystème, se situer dans une perspective psycholinguistique ou dans celle du traitement automatique des langues. Les propositions adoptant une perspective diachronique ou portant sur des variétés du français sont également les bienvenues.

Les principaux critères de sélection des soumissions sont :

  • la nouveauté des faits linguistiques étudiés ou le caractère original de l’analyse proposée,
  • l’assise empirique des analyses et la couverture des données,
  • la clarté de l’exposition et la solidité de l’argumentation,
  • la connaissance de la littérature scientifique du champ, aux niveaux national et international.

9. Phonétique, Phonologie et Interfaces

Présidente : Alice Turk (University of Edinburgh)
Vice-président : Rudolph Sock (Université de Strasbourg)

Comité :
Mame Thierno Cissé (Université Cheik Anta Diop de Dakar, Sénégal), Marie-Hélène Côté (Université de Lausanne, Suisse), Zsuzsanna Fagyal (Université d’Illinois, Urbana-Champaign, États-Unis) Bernard Harmegnies (Université de Mons, Belgique) Claire Pillot-Loiseau (Université Sorbonne Nouvelle) Ali Tifrit (Université de Nantes)

Présentation

Les grands phénomènes phonologiques du français, domaine longtemps privilégié des modélisations théoriques, ont reçu ces dernières années un éclairage fructueux grâce aux apports de disciplines connexes. La session phonologie a pour objectif de témoigner des bienfaits de cette synergie et de montrer comment la diversité des approches a permis de réelles avancées dans la compréhension de nombreux problèmes et dans la réflexion phonologique en général. Elle est ouverte à la pluralité des thématiques et s’intéresse aux regards croisés que la phonologie (phonologie théorique, phonologie de laboratoire), la phonétique, et les disciplines qui les côtoient peuvent apporter aux grandes questions de la phonologie du français et de la théorie phonologique.

La session phonologie/phonétique invite à des soumissions d’articles originaux sur tous les aspects de la phonologie/phonétique du français. Cela inclut notamment :

  • la phonologie segmentale,
  • la phonologie autosegmentale,
  • la phonétique et la phonologie de laboratoire,
  • la prosodie,
  • l’interface phonétique/phonologie,
  • l’interface phonologie/morphologie,
  • l’interface phonologie/syntaxe,
  • l’interface phonologie/pragmatique,
  • l’interface phonologie/sémantique,
  • l’interface phonologie/psycholinguistique,
  • l’interface phonologie/sociolinguistique,
  • les phonologies en contact,
  • la phonétique, la phonologie et les études cliniques.

10. Psycholinguistique et acquisition

Présidente : Edy Veneziano (CNRS MoDyCo & LPPS Université de Paris)
Vice-président : Michel Musiol (Université de Lorraine)

Comité :
Emmanuèle Auriac-Slusarczyk (Université Clermont Auvergne), Christine Da Silva Genest (Université de Lorraine), Giulia de Flaviis (Université La Sapienza, Rome, Italie), Frédérique Gayraud (Université Lumière Lyon 2), Hélène Giraudo (Université Toulouse Jean Jaurès), Yvon Kéromnès (Université de Lorraine), Annie Kuyumcuyan (Université de Strasbourg), Marty Laforest (Université du Québec à Trois-Rivières, Canada), Marie Lallier (Basque Center on Cognition and Brain Language, San Sebastian, Espagne), Hélène Martinez (Université de Giessen, Allemagne), Minna Puustinen (INSHEA, Suresnes), Mireille Rodi (Haute École Pédagogique de Fribourg et Université de Neuchâtel, Suisse), Sarah Schimke (Fakultät Kulturwissenschaften, Université de Dortmund, Allemagne), Daniel Zagar (Université de Lorraine)

Présentation

La psycholinguistique étudie les processus mentaux et les structures cognitives et neurocognitives intervenant dans la perception, la compréhension, la production du langage à tous les âges de la vie, chez les monolingues et les bilingues. L’acquisition concerne le développement du langage oral chez le jeune enfant dès la naissance, l’acquisition du langage écrit au cours de la scolarité et l’acquisition plurilingue dans des contextes d’immersion ou d’acquisition formelle. Ces deux champs thématiques concernent tant des locuteurs typiques que des personnes présentant une pathologie du langage.

Les études seront centrées sur le langage exploré au travers de différents types d’éclairages théoriques (linguistique, psycholinguistique, neurolinguistique) et différents types de données (corpus, comportementales, physiologiques). L’appel concerne donc un large champ de recherches interdisciplinaires.

11. Ressources et Outils pour l’analyse linguistique

Président : Grégoire Winterstein (UQAM, Canada)
Vice-présidente : Iris Eshkol-Taravella (Université Paris Nanterre)

Comité :
Jean-Yves Antoine (Université de Tours), Delphine Bernhard (Université de Strasbourg), Marie Candito (Université de Paris), Anne Condamines (Université Toulouse Jean Jaurès), Patrick Drouin (Université de Montréal, Canada), Serge Heiden (ENS Lyon), Karën Fort (Sorbonne Université), Francesca Frontini (Istituto di Linguistica Computazionale "A. Zampolli", CNR, Italie), Nuria Gala (Aix-Marseille Université), Sylvain Kahane (Université Paris Nanterre), Olivier Kraift (Université Grenoble Alpes), Frédéric Landragin (CNRS Lattice), Céline Poudat (Université Côte d’Azur), Fatiha Sadat (Université de Montréal, Canada), Thomas Schmidt (IDS Mannheim, Allemagne), Ludovic Tanguy (Université Toulouse Jean Jaurès)

Présentation

On le sait, la mise à disposition de grands corpus électroniques (oraux, écrits, gestes) qui peuvent être annotés à des niveaux divers (phonétique, phonologique, morphologique, syntaxique, sémantique, discursif) ouvre la voie à des travaux qui interrogent les approches classiques des sciences du langage.

Parmi les questions qui émergent, il y a tout d’abord la question de la mutualisation et de la capitalisation des ressources. Celle-ci constitue maintenant un enjeu majeur pour l’ensemble de la communauté, soulevant des problématiques d’interopérabilité, de normalisation mais aussi d’ordre juridique ou éthique. Parmi les initiatives internationales prises (généralement soutenues par les instances), il y a par exemple le « Web de données linguistiques » (LLOD), mais aussi divers projets de constitution de « grands » corpus et de groupes de travail d'annotation, ou encore des laboratoires et des équipements d’excellence dédiés (tels que l’Equipex ORTOLANG, les consortium de la TGIR HumaNum, l’European Research Infrastructure Consortium DARIAH, etc.).

Une autre question majeure concerne l’utilisation et l’apport des outils de traitement informatique à l’analyse linguistique, que ce soit pour faire émerger des hypothèses ou pour les valider, avec une difficulté de plus en plus prégnante qui est celle de l’évaluation, à la fois des outils mais aussi des données annotées (et donc des ressources). Il existe en tout cas actuellement un nombre important d’outils qui modifient profondément le rapport du linguiste aux données langagières. Ces outils sont associés à diverses tâches : la collecte de données langagières, l'aide à la transcription, l’annotation manuelle, l’annotation automatique – elle- même fondée sur des traitements symboliques et/ou statistiques ou encore sur des méthodes par apprentissage, etc.

Avec une démarche différente des colloques internationaux spécialisés dans le Traitement Automatique des Langues (TAL), cette session du CMLF voudrait ouvrir un espace d’échanges scientifiques entre différentes approches, sans exclusive de cadres théoriques, de méthodologies ou de pratiques axées sur la théorie et/ou l’empirisme. Cette session sera l’occasion de mettre en relief tout aussi bien des recherches émergentes que des travaux qui consolideraient des approches existantes.

La session « Ressources et outils pour l’analyse linguistique » invite à soumettre des propositions d’articles originaux dont l’objet est de construire ou d’exploiter des ressources mais aussi de développer ou d’évaluer des outils ou des ressources dans tous les domaines de la linguistique française (oral, écrit, gestes) et à tous les niveaux d’analyse (phonétique, phonologique, morphologique, syntaxique, sémantique, discursif).

12. Sémantique

Présidente : Anne Theissen (Université de Strasbourg)
Vice-président : Marco Fasciolo (Sorbonne Université)

Comité :
Silvia Adler (Université de Bar-Ilan, Israël), Jean-Claude Anscombre (CNRS), Gaétane Dostie (Université de Sherbrooke, Canada), Aude Grezka (CNRS), Richard Huyghe (Université de Fribourg, Suisse), Hans Kronning (Uppsala Universitet, Suède), Dejan Stosic (Université de Toulouse Jean Jaurès), Wiltrud Mihatsch (Universität Tübingen, Allemagne), Micaela Rossi (Università di Genova, Italie)

Présentation

Toute proposition de communication en rapport avec le champ tel que caractérisé ci- dessous, sans aucune exclusive, ni théorique ni méthodologique, est bienvenue.

Outre l’exploration des sous-domaines désormais bien identifiés (cf. axes 1 à 8) que couvre la sémantique, sera également envisagée une dimension prospective (axes 9 à 10) :

  1. Sémantique lexicale et grammaticale en synchronie et en diachronie ;
  2. Sémantique et interfaces avec d’autres disciplines linguistiques : prosodie, morphologie lexicale, syntaxe, pragmatique du discours, linguistique textuelle...
  3. Sémantique pragmatique (présupposition, implicatures...)
  4. Sémantique générale et typologie des langues, sémantique contrastive
  5. Sémantique et applications en
    • lexicographie uni- et multi-lingue
    • TAL (constitution d’ontologies, faisceaux d’indices sémantiques utilisés pour la fouille textuelle ; ...)
  6. Sémantique cognitive
  7. Sémantique(s) formelle(s)
  8. Sémantique et modélisation(s)
  9. Place et rôle de la sémantique dans la réflexion épistémologique en sciences du langage
  10. Perspectives pour la sémantique de demain
  11. Nouvelles méthodes d’investigation en sémantique (apports des grands corpus, techniques de fouille documentaire...)

13. Sociolinguistique, dialectologie et écologie des langues

Président : Jean-Marie Klinkenberg (Université de Liège, Belgique)
Vice-présidente : Carmen Alén Garabato (Université Paul Valéry- Montpellier 3)

Comité :
Yannick Bosquet (Université de Maurice, Maurice), Ksenija Djordjevic Léonard (Université Paul Valéry-Montpellier 3), Christian Lagarde (Université de Perpignan-Via Domitia), Claudine Moïse (Université Grenoble Alpes), Clara Mortamet (Université Jean-Monnet Saint-Étienne), Paola Salerni (Università di Roma, Italie), Jean Sibille (CNRS – Université Toulouse Jean Jaurès)

Présentation

La sociolinguistique est à concevoir comme la prise en compte, dans la linguistique, de la variation inhérente aux langues et à leurs emplois. Longtemps fondée sur une pratique philologique des textes et sur une analyse des auteurs, la linguistique, confrontée à la description de langues à tradition orale, a dû établir des données finalisées en constituant des corpus représentatifs du savoir et des pratiques des locuteurs. Les enquêtes ont mis en évidence la grande diversité et variabilité des formes phonétiques, morphosyntaxiques ou lexicales. Elles ont rendu sensibles les différences qu’introduisent les genres du discours et l’imbrication des faits de langue et de culture. L’étude des dialectes et des créoles, des langues mixtes et des pidgins, et plus généralement la notation des langues à tradition orale dans des contextes où les relations d’échange étaient inégales ont transformé les représentations traditionnelles et les outils de description. Les réalités plurilingues des sociétés contemporaines comportent des nouveaux enjeux sociolinguistiques.

La sociolinguistique, dans son acception la plus large, participe à une compréhension des phénomènes qui, dans le temps, relèvent de la diachronie, dans l’espace, de la dialectologie, dans l’espace social de la sociologie du langage, dans les emplois de la pragmatique, de la théorie de la communication, voire de l’ethnométhodologie. Cependant, au lieu d’une conception qui raisonne en termes d’écarts les réalisations qui ne coïncident pas avec une image de la langue fixée par une écriture et des principes normatifs, elle conçoit la diversité interne (sociologie) et externe (écologie des langues) comme étant au principe même de leur analyse, précédant les réductions opérées pour en sélectionner une forme stabilisée à des fins de transcription ou d’étude. La sociolinguistique est devenue le lieu d’un débat avec des disciplines qui, dans leur domaine, se trouvaient confrontées aux mêmes phénomènes.

En linguistique, le français, par l’importance de sa diffusion internationale et les flux migratoires dans son aire d’expansion, par son horizon de rétrospection, son observation attentive des effets du changement linguistique et la grande diversité de ses variations, par sa créolisation et sa présence sur les nouveaux canaux de communication, le français, donc, représente un terrain d’observation privilégié, un champ d’expérimentation pour les théories contemporaines comme la tradition sociolinguistique du français l’a illustré.

14. Syntaxe

Président : Sophie Piron (UQAM, Canada)
Vice-présidente : Florence Lefeuvre (Université Sorbonne Nouvelle)

Comité :
Anne Abeillé (Université de Paris), Christophe Benzitoun (Université de Lorraine), Gilles Corminboeuf (Université de Fribourg, Suisse), Pascale Hadermann (Université de Gent, Belgique), Eva Havu (University of Helsinki, Finlande), Pierre Larrivée (Université de Caen), François Mouret (Université de Rennes), Dan Van Raemdonck (Université Libre de Bruxelles, Belgique)

Présentation

La syntaxe du français est un domaine fondamental dans la connaissance de la langue et sa description. Elle participe à la diversification des méthodes de recherche et au renouveau des approches théoriques qui recouvre les divers domaines linguistiques. Elle s’enrichit de la confrontation à la diversité des structures syntaxiques qui sont étudiées en typologie et syntaxe générale. Grâce à l’élaboration actuelle de corpus variés, aussi bien oraux qu’écrits, elle peut affiner ses modèles conceptuels.

La section « syntaxe » a pour objectif de faire état des dernières avancées sur les plans descriptif et théorique. Elle accueillera des thèmes variés et des approches diversifiées tout en privilégiant des sujets originaux et des démarches novatrices qui contribuent à une meilleure compréhension de la syntaxe du français ou qui constituent des avancées dans la modélisation théorique. Les personnes intéressées sont invitées à soumettre des communications portant sur tous les phénomènes syntaxiques (syntaxe des catégories, syntaxe (inter-)propositionnelle, ordre des mots, variation syntaxique, phénomènes d’interface avec d’autres domaines linguistiques, phénomènes de grammaticalisation, de figements, évolution et réanalyse...). L’objet d’étude peut correspondre à des français parlés et/ou écrits, de différents pays ou régions francophones.