CMLF 2020 : Présentation

7e Congrès Mondial de Linguistique Française
Montpellier, 2020

Le CMLF, une manifestation scientifique internationale de premier plan pour la linguistique française

Le Congrès Mondial de Linguistique Française (CMLF) est organisé notamment les laboratoires qui composaient l’Institut de Linguistique Française (ILF), Fédération de Recherche du CNRS (2001-2018). Une telle organisation, conjointement prise en charge par plus de vingt unités de recherche, est exceptionnelle par son ampleur et la volonté de partenariat scientifique qu’elle révèle.

Le CMLF, qui en est à sa septième édition, a atteint l’objectif qu’il s’était fixé à sa création : devenir un forum international reconnu, où toutes les recherches sur la langue française ont droit de cité.

Après le choix de Paris en 2008 pour le premier CMLF, celui de la Nouvelle-Orléans en 2010, de Lyon en 2012, de Berlin en 2014, de Tours en 2016, de Mons en 2018 le Congrès avait fait le choix de s’installer à Montpellier.

Mais en raison de la crise sanitaire de 2020, la manifestation scientifique n'a pu se tenir physiquement. Le report du congrès, initialement projeté, n'a pas été envisageable. Toutefois, tous les textes des communications et des conférences retenus à l'issue des évaluations des soumissions sont publiés et accessibles avec un peu de retard sur la plateforme du congrès www.linguistiquefrancaise.org (EDP Sciences éditeur).

Chacun de ces congrès a attiré entre 150 et 200 contributions et les résultats ont fait l’objet d’une publication en ligne.

Le champ de la linguistique française au plan international est foisonnant, protéiforme et extrêmement productif. L'organisation d'un congrès mondial doit se donner pour objectif de regrouper, faire connaître et diffuser ces recherches. C'est dire que ce congrès est organisé sans aucun privilège d'école ou d'orientation et sans exclusive théorique ou conceptuelle quelle qu'elle soit. Chaque domaine ou champ, chaque type d'objet, chaque type de questionnement et chaque problématique portant sur le français peut y trouver sa place. Dans le même ordre d'idées, la dimension internationale et l'accueil des linguistes francisants du monde entier retiennent toute l'attention nécessaire.

Le CMLF 2020, qui a dû s’adapter à une situation exceptionnelle, a réduit son offre scientifique et a proposé trois conférences plénières, accessibles également en vidéo :

  • Jacques Bres– « Aspect grammatical et temps interne »
  • John E. Joseph – « Structure, mentalité, société, civilisation : les quatre linguistiques d’Antoine Meillet »
  • Isabelle Klock-Fontanille – « La science de l'écriture et la linguistique : Benveniste, l'artisan de la (ré)conciliation ? »

et, comme pour les précédentes éditions, 14 sessions thématiques :

  • Discours, Pragmatique et Interaction
  • Francophonie
  • Histoire du français : perspectives diachronique et synchronique
  • Histoire, Épistémologie, Réflexivité
  • Lexique(s)
  • Linguistique et Didactique (français langue première, français langue seconde)
  • Linguistique de l’écrit, Linguistique du texte, Sémiotique, Stylistique
  • Morphologie
  • Phonétique, Phonologie et Interfaces
  • Psycholinguistique et Acquisition
  • Ressources et Outils pour l’analyse linguistique
  • Sémantique
  • Sociolinguistique, Dialectologies et Écologie des langues
  • Syntaxe

Le CMLF 2020 a renoué avec le principe des textes d’orientation suggérant pour chaque thématique des pistes possibles de recherche.

La version électronique des actes est mise en ligne sur le site du Congrès (www.linguistiquefrancaise.org ). La publication des articles en version intégrale, rappelons-le, ne constitue en aucun cas un obstacle à une publication ultérieure remaniée dans d’autres supports (revues, ouvrages collectifs ou personnels). Elle est une opportunité pour les chercheurs de proposer en temps réel un état de leur travail qui peut se prêter à toute forme d’évolution rapide par le biais des échanges.

Le CMLF représente un investissement collectif considérable. Nous l’avons précisé lors des dernières éditions. Nous ne pouvons que le rappeler pour celle-ci. Le CMLF c’est un engagement résolu des Présidents et Vice-présidents des différentes sessions, qui ont la charge de mettre en place les comités scientifiques, lesquels procèdent, aidés par des relecteurs, à l’évaluation des soumissions ; c’est bien sûr un travail de longue haleine de la part du comité d’organisation. À cet égard, il convient de préciser que le CMLF 2020 doit beaucoup aux collègues de l’Université de Montpellier.

L’édition 2020 du CMLF n’a pas dérogé aux principes de soumission et d’évaluation qui ont été fixés en 2008. Chaque soumission anonymisée est évaluée par un minimum de deux lecteurs, en double aveugle. On rappellera que l’évaluation porte non pas sur une intention de développement scientifique mais sur l’ensemble quasi finalisé de l’argumentation et de l’analyse.

Le comité d’organisation du CMLF 2020

  • Franck Neveu, Sorbonne Université (Faculté des Lettres)
  • Bernard Hamergnies, Université de Mons (Belgique)
  • Linda Hriba, Université d’Orléans
  • Sophie Prévost, CNRS, laboratoire Langues, Textes, Traitements informatiques, Cognition (Lattice)
  • Agnès Steuckardt, Université Paul-Valéry – Montpellier 3