Open Access
Numéro
CMLF 2008
2008
Numéro d'article 113
Nombre de pages 12
Section Lexique(s)
DOI https://doi.org/10.1051/cmlf08246
Publié en ligne 9 juillet 2008
Congrès Mondial de Linguistique Française, Paris, France, 2008
DOI: 10.1051/cmlf08246

Les dictionnaires de poche français-italien et italien-français (1710-2005)

J. Lillo

jlillo@unipa.it

Publié en ligne le 9 juillet 2008

Résumé
Les termes de poche ou de tascabile ont plusieurs synonymes, en français : portatif, abrégé, petit, en italien : portatile, compendiato, piccolo, compatto. L’utilisation de ces mots dépend de la date de publication des ouvrages. Les « portatifs » ou « poche » se définissent par rapport aux dictionnaires existants auxquels on les compare. Dans l’état actuel de nos recherches, on a pu dénombrer 283 dictionnaires de poche italien / français de 1710 à 2005. Les dictionnaires de spécialité existent aussi en poche, même si leur nombre est plutôt réduit (4%). Les périodes de plus grande publication correspondent, pendant le XIXe siècle, au Premier Empire, à la Monarchie de Juillet et à la première décade du Second Empire ; au XXe, les pics suivants se situent pendant la Grande Guerre et dans les années 60 et 90. Au XVIIIe siècle, les célèbres dictionnaires d’Alberti di Villanova sont abrégés. Au XIXe, les auteurs de poche les plus prisés sont Giuseppe Martinelli, Jacques-Louis-Barthélemy Cormon / Vincenzo Manni, A. Briccolani, Antonio Ronna et Marie-Jean Blanc Saint-Hilaire. Au XXe, Cesare Bergoglio, Arturo Angeli / Costanzo Ferrari, Carlo Boselli, Giuseppe Padovani / Richard Silvestri (Larousse) et Ettore Zelioli / François Barucchello / Giovanna Ferraguti (Collins) ont le plus gros tirage. Le nombre de publications anonymes est cependant élevé (14%). Les raisons de la diffusion des poches sont plurielles mais la plus importante est certainement d’ordre économique : les grands dictionnaires généraux coûtent trop cher ; c’est d’ailleurs pour cette même raison qu’ils sont utilisés comme dictionnaires scolaires. La question, apparemment inutile pour un usager moderne, de savoir si les dictionnaires de poche sont des abrégés de dictionnaires plein format, reçoit une réponse surprenante, et négative, pendant tout le XIXe et la première moitié du XXe. Les techniques mises en œuvre pour économiser de l’espace sont multiples et se retrouvent d’un siècle à l’autre à l’exception du choix de quelques lexicographes du XIXe qui optent pour un caractère typographique tellement petit que la lecture des articles en est ardue. Sinon dans l’ensemble le paratexte est extrêmement réduit, à l’exception des listes de « noms géographiques et historiques », et de nations, toujours présentes au XIXe siècle. Dans les entrées, la transcription phonétique ne se généralise que très tard, les marques, les gloses définitionnelles et les exemples sont peu nombreux. La tendance actuelle est d’introduire une dimension contrastive et civilisationnelle dans des encadrés.



© Institut de Linguistique Française 2008

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